Convivialité, tourisme communautaire et respect mutuel sont notre credo

Rivières du Sud Finales (13 sur 13)

La sensibilisation au tourisme dans les villages est notre priorité 

  • Quelles sont les attentes du touriste ?
    Découvrir une culture
    • Comprendre les différences d’avec sa propre culture, satisfaire sa curiosité
    • Etre bien reçu là où il passe
    • Ne pas être importuné par des demandes de cadeau et d’aide, sous quelle que forme ce soit
    • Etre en sécurité
    • Etre pris en charge par des accompagnants responsables et qui cherchent à transmettre leur culture et à communiquer pleinement et spontanément
  • Que va apporter le tourisme au pays et au village ?
    Une ouverture sur le monde extérieur
    • Un apport de devises ou de revenus
    • Une réduction de la pauvreté et du travail saisonnier
    • L’échange de culture : la connaissance de l’autre engendre la compréhension
    • Lutte contre l’exode : possibilité de rester au village pour y travailler en dehors de la campagne agricole annuelle
    • Développement de l’artisanat
  • Quels sont les problèmes que peut engendrer le tourisme ?
    Transfert de mauvaises habitudes : les mœurs et coutume peuvent être modifiés, imitation des touristes,
    • Mendicité et demande de cadeaux ou d’aide à partir ou envoyer les enfants à l’étranger
    • Accès plus facile à l’argent, gain « facile »
    • Désir de ce que possède le tourisme (vol, tentation)
    • Prostitution (nous n’avons jamais eu le cas, mais …)
  • Comment pouvons-nous palier à ces risques ?
    a/ sensibilisation des villageois
    b / sensibilisation des touristes
    c/ alphabétisation et formation … en cours de réflexion
    d/ impact du revenu économique communautaire
  • Comment sensibilisons nous les villageois
    Définir ensemble ce qu’est le touriste et ses attentes, pourquoi il voyage et pourquoi plus précisément en Guinée (authenticité de l’accueil, gentillesse, pas de sollicitations, sécurité, etc …)
    • Expliquer qui nous sommes, comment fonctionne l’agence, le travail que nous faisons pour réussir à amener des touristes au village
    • Préciser que le touriste ne vient que de façon sporadique et saisonnière, jamais durant l’hivernage et donc durant la campagne agricole, que l’activité est dépendante des éventuels problèmes politiques et/ou sociaux du pays, de la sous-région, etc …
    • Ne jamais faire aucune promesse
    • Ecouter
    • Bien identifier les véritables responsables du village et en tenir compte, impliquer les femmes
    • Leur expliquer clairement quelles sont les attentes de l’agence : nettoyage du campement, eau, combustible, aménagement des sentiers de randonnée, charge et responsabilité des porteurs par rapport aux bagages qui leur sont confiés
  • Sensibilisation des touristes

Nous disons clairement et simplement les choses. La Guinée est notre pays, nous l’aimons et désirons partager cet attachement et notre connaissance de la culture avec eux. Pour cela, il est nécessaire avant tout de comprendre certaines réalités et certaines règles de conduite. La Guinée est certes pauvre mais elle est fière et digne. Plus généralement, l’équipe devra faire partager sa connaissance socio-économique du pays.

• Respect des coutumes
• Habillement respectueux
• Discrétion avec l’alcool
• Pas de distribution de cadeaux à tort et à travers .
Nous autorisons à donner un T-shirt par exemple à un porteur ou à quelqu’un qui vous a apporté de l’aide ou avec qui vous avez eu un rapport privilégié, mais pas n’importe quoi à n’importe qui et surtout des cadeaux en bon état. C’est aux guides de vérifier que les touristes ne donnent pas des objets/vêtements sales/usagés.
LA GUINEE N’EST PAS UNE POUBELLE !!!
• Nous demandons expressément que les touristes ne donnent pas d’argent dans les villages.
Nous payons ce qu’il y a à payer !
SI des touristes tiennent à faire un don, ils le font à Pal’abre qui l’attribue à la caisse communautaire du village concerné et en informe la population.
Cet argent servira au co-financement d’un projet de développement.
• On ne laisse derrière nous aucun déchet
• On ne distribue pas de médicaments à des villageois qui ne sauront pas les utiliser à bon escient, excepté s’il y a un médecin dans le groupe de touristes évidemment ? Et/ou s’il y a un dispensaire avec un infirmier.
• La prostitution ou tentative de sollicitation sexuelle nous autorise à exclure sans appel et immédiatement toute personne qui s’y livrerait et à le faire raccompagner à l’aéroport à ses frais.
• Le touriste et le groupe est sous la responsabilité de son guide et doit suivre indications, conseils et interdictions éventuelles qui lui seront prodiguées.

  • Impact du revenu économique communautaire : comment cela fonctionne

Les revenus générés par l’arrivée de touristes dans un village vont dans la caisse communautaire du village.

Ils doivent être gérés par une personne désignée par l’ensemble du village et par nous, de façon à ce que la communauté en profite réellement.

Un temps d’observation de deux ans, voire plus, est prévu, afin de voir comment les villageois vont gérer ce revenu supplémentaire.
Notre rôle est de les conseiller, sans s’imposer.
Si nous constatons que des actions sont entreprises, dans le but d’améliorer les conditions de vie de l’ensemble de la communauté, nous pouvons décider d’aller plus loin, selon les priorités et de chercher des financements.
Dans ce cas, la démarche est de discuter avec les villageois pour connaître quelles sont les priorités dans la réalisation d’un projet.
Puis, de voir comment ils peuvent y participer.

Il est essentiel que le village participe, soit en fournissant de la matière première, soit de la main d’oeuvre, soit la nourriture et l’hébergement des personnes travaillant sur le chantier, soit de l’argent provenant de la caisse communautaire ou de revenus personnels.
C’est la seule façon pour qu’ils s’approprient l’objet de la réalisation, quel qu’il soit et que cela perdure dans l’entretien ; nous l’avons constaté avec le puits, l’école et le poste de santé de Tombo. Ensuite, nous pouvons rechercher les financements. Et agir en « tutorat ».

Certains de ces voyages sont réalisés avec notre partenaire : l’association guinéenne PAL’ABRE
visant à la mise en valeur du tourisme rural durable et équitable en Guinée et l’appui à la réalisation de projets communautaires dans la région de Kindia.

A ce jour, dans le village de Tombo, dans la montagne près de Kindia, fonctionnent un puits, une classe, un dispensaire et à Kindia, l’association « Danse Ta Vie » forme des enfants des rues à la musique et à la danse afin de leur fournir une éducation basique et un futur métier.

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Cécile Fraioli

Cécile Fraioli

Fondatrice de Indigo Voyages en Guinée